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Ce vendredi 6 septembre 2013, un exercice important est prévu à Beauvechain. Le passage d’un orage a légèrement perturbé l’horaire, car la nébulosité et les précipitations ont momentanément réduit la visibilité au-dessus de la base aérienne. La démonstration a été décalée d’une petite demi-heure. C’est le général aviateur Gérard Van Caelenberge, chef de la Défense, qui a introduit l’exercice auprès des autorités civiles et militaires présentes sur la base. L’exercice est représentatif des activités actuelles de la Composante Air lorsqu’elle est sollicitée dans le cadre de l’OTAN ou de l’ONU sur des théâtres d’opérations extérieurs. Il met en scène la large gamme des moyens aériens disponibles pour mener à bien ce type de missions.


CENTENNIAL POWER DEMO

Le scénario de Centennial Power Demo décrit l’engagement de la Belgique dans le cadre d’une résolution des Nations Unies pour intervenir militairement dans un pays fictif déstabilisé par des forces rebelles et criminelles. Une base aérienne où sont déployés des F-16, des hélicoptères A109BA et des drones B-Hunter est harcelée par les rebelles. D’autre part, le quartier-général, protégé par des éléments du 2e bataillon commando et par le bataillon ISTAR (Intelligence, Surveillance, Target Acquisition and Reconnaissance) et ses Pandur de reconnaissance et d’observation, est lui aussi menacé par des éléments rebelles qui tentent de s’infiltrer au sein du dispositif.

Face à la détérioration de la situation, des F-16 configurés GCAS (Ground Close Air Support) décollent pour protéger les installations amies. Toutes les opérations des avions de combat sont placées sous la coordination d’un AWACS (Early Warning And Control System) dont le radar aéroporté permet de suivre les appareils sur zone et d’assigner une mission à chacun selon l’évolution de la situation tactique. Un drone surveille la zone et évalue le développement des menaces en temps réel. Les F-16 sont dirigés vers le quartier-général pour effectuer un passage d’intimidation SOF (Show of Force) à basse altitude et grande vitesse. Cela ne suffit pas et des tirs sont requis par les FAC (Forward Air Controllers) pour enrayer la progression des troupes hostiles. Le moment de répit qui suit les tirs est mis à profit pour infiltrer des forces spéciales, parachutées par C-130 ou déposées par hélicoptères A109BA et Sea King sous la protection d’hélicoptères d’assaut AH-64 Apache de la coalition. C’est un Apache hollandais du 301 Squadron basé à Gilze-Rijen qui assure cette tâche. Des renforts sont déposés par un C-130 lors d’un atterrissage à forte pente destiné à le protéger des tirs venus du sol. Ce posé d’assaut est protégé par une CAP (Combat Air Patrol) assurée par les F-16. Mais ces avions doivent être ravitaillés pour pouvoir rester sur zone le temps nécessaire et un KC-10 de la Koninklijke Luchtmacht hollandaise leur fournit le carburant dont ils ont besoin. Enfin, dès que la situation le permet et qu’une zone d’atterrissage sécurisée est établie, les blessés sont évacués par des hélicoptères sanitaires A109BA protégés par des hélicoptères armés.

Des démonstrations comparables avaient déjà été présentées en public lors des journées de la Défense ou de grands meetings aériens. Centennial Power Demo était d’une autre ampleur. Quatre F-16 de la 1re escadrille de Florennes et quatre F-16 de la 31e escadrille de Kleine-Brogel participaient à la manœuvre. Le drone B-Hunter avait décollé de Gossoncourt et cerclait à une altitude de huit mille pieds au-dessus de Beauvechain d’où il retransmettait directement ses images visibles à une station mobile placée derrière les tribunes. Cette station renvoyait alors les images captées par le drone sur un écran géant face aux spectateurs. Lors des passes de bombardement, outre les impacts de bombes simulés par des effets pyrotechniques, les F-16 se présentaient de manière réaliste en larguant de longues séquences de leurres thermiques (flares). Les rebelles, armés de fusils d’assaut de différents types arrivaient depuis l’arrière des tribunes en hurlant et en mitraillant abondamment les positions figurant le quartier-général. Le KC-10 hollandais (T-264) a fait un passage au-dessus de Beauvechain avec deux F-16, de même qu’un des avions radar E-3A Sentry AWACS de Geilenkirchen. Cerise sur le gâteau, un passage à la manière des Heritage Flight a été réalisé par un C-130H (CH-04) et un A400M (F-WWMT). Sept de ces nouveaux avions de transport militaire développés par Airbus viendront bientôt remplacer les C-130H du 15e Wing de Melsbroek. Ses capacités à transporter des charges plus importantes plus vite et plus loin sont attendues par les équipages de la 20e escadrille. Un autre passage de relais a été symbolisé par le passage en formation d’un Sea King et de son successeur désigné : le NH-90. Il s’agissait ici d’un appareil de la marine hollandaise (N-195). Pour terminer, un groupe de six Alpha Jet a fait un passage en déroulant un magnifique panache de fumées tricolores.

Après la démonstration aérienne, le général aviateur Van Caelenberge, chef de la Défense, et le général-major aviateur Claude Van de Voorde, commandant de la Composante Air, ont exprimé leur satisfaction et remercié les personnels ayant participé à l’exercice. Les invités ont été ensuite conduits au hangar de la 5e escadrille ou une réception était organisée. Un avion Sopwith Camel de la Première Guerre mondiale était présent sous le hangar et contrastait avec les appareils actuels exposés sur le parking devant le hangar. On pouvait y voir trois F-16 (FA-52, FA-102 et FA-131) dans diverses configurations d’armements air-air ou air-sol. Deux pilotes de F-16 en tenue de vol complète étaient également présents et ont eu beaucoup de succès auprès de la presse. « Strop » et « Bou2 », tous deux issus de la 31e escadrille, étaient revêtus, pour le premier, de l’équipement standard des pilotes belges de F-16, tandis que second portait la combinaison couleur sable et l’équipement de vol des opérations extérieures en Afghanistan. L’A109BA présent sur le parking était le H-24, l’appareil du Solo Display Team avec sa magnifique livrée aux couleur des deux unités d’hélicoptères. Un A109BA medevac (H-46), un C-130H (CH-12), un Falcon 20E (CM-01) une Alouette III (M-3), un Alpha Jet (AT-21), un SF-260 (ST-45) et un drone B-Hunter complétaient le tableau des matériels volants actuellement en service. Le magnifique F-104G FX-47 du 1 Wing Historical Center et un inoubliable Fouga CM-170 Magister (MT-35) étaient exposés devant les drapeaux des pays partenaires de l’OTAN.

D’une durée d’environ une heure et demie, Centennial Power Demo n’était hélas pas accessible au public, car cela aurait requis une organisation et des moyens supplémentaires comparables à ceux des grands meetings aériens, mais trop importants pour une durée aussi limitée. Cela n’a cependant pas empêché les spectateurs et spotters présents à l’extérieur de la base de Beauvechain de profiter du passage des avions et des hélicoptères.


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CENTENAIRE DE L’AVIATION MILITAIRE BELGE

C’est en 1913, le 16 avril précisément, que le roi Albert Ier signe l’arrêté royal créant officiellement l’aviation militaire belge. Cet arrêté royal est publié quelques jours plus tard, le 20 avril 1913, dans les pages du Moniteur Belge. Dans un premier temps, il ne s’agit que de la création de la Compagnie d’aviateurs et de l’Ecole d’aviation. La Belgique est alors en retard sur les Etats-Unis, la France et l’Allemagne qui se sont dotées d’unités aériennes militaires entre 1908 et 1910. C’est le vol du 17 décembre 1903 effectué par les frères Wright qui a prouvé à la face du monde qu’il était possible de faire voler un appareil motorisé plus lourd que l’air. Bon nombre de militaires et d’industriels visionnaires de par le monde ont dès lors eu à cœur de développer cette aviation toute neuve. En Belgique aussi. L’anversois Pierre de Caters et le liégeois Jules de Laminne sont deux industriels qui prennent très rapidement la mesure de cette nouvelle entreprise. Ils apprennent tout d’abord à piloter, avant de créer leur propre école de pilotage, allant même jusqu’à former également des militaires. Mais aucun autre cadre n’existe encore au sein des forces armées. Ces deux industriels militent cependant pour que l’armée belge s’intéresse aux avions et en achète.

Dès 1910, une étude est réalisée. Le premier avion, un Farman H.F.3, est acheté à Jules de Laminne et un premier pilote, le lieutenant Georges Nélis est formé au pilotage sur l’aérodrome privé de Jules de Laminne à Kiewit, mais aussi chez le constructeur Farman et le motoriste Gnôme. Le premier terrain d’aviation de l’armée belge est créé également en 1910 à Brasschaat, sur ce qui est alors un champ de tir de l’artillerie. Le site entre en service en 1911 et une école de pilotage y est installée. En septembre 1911 ont lieu les premières manœuvres impliquant des moyens aériens engagés par le commandant Mathieu. La première utilisation militaire de l’aviation est limitée à l’observation et à la reconnaissance, mais dès 1912, un appareil de Brasschaat équipé de mitrailleuses réalise des tirs vers des cibles au sol. Une autre dimension, dans un rôle véritablement militaire, s’ouvre alors à l’aviation. Les premiers avions militaires belges seront des Farman H.F.20 construits sous licence à Anvers par Bollkens Frères. A la fin du mois d’août 1913, deux escadrilles en sont pourvues et participent aux manœuvres d’automne, à l’occasion desquelles le commandant Mathieu fait essayer la TSF (télégraphie sans fil) à ses équipages en vol pour les réglages d’artillerie.

A la veille de la Première Guerre mondiale, l'aviation militaire comptait quatre escadrilles. En 1918, il y en avait douze et près de deux cents avions. L'évolution technique et opérationnelle se poursuivit. En mai 1940, beaucoup d'avions furent détruits au sol. D'autres firent face mais ne firent pas le poids face à la Luftwaffe supérieure tant numériquement que techniquement. Des aviateurs belges poursuivirent le combat en Grande-Bretagne au sein des squadrons de la Royal Air Force avant que ne soient créées des escadrilles totalement belges (349 et 350). Nombre de pilotes belges s'illustrèrent durant la Seconde Guerre mondiale.

L'un d'entre eux, Michel « Mike » Donnet, vient de décéder il y a quelques mois à peine, le 31 juillet 2013. Pilote de Spitfire, il fut un des premiers commandants du 350 (Belgian) Squadron et commanda également les 132 et 441 Squadrons de la Royal Air Force. Il y exerça aussi d'autres commandements à l'échelon du Wing. Il effectua 375 missions de combat. Après la guerre, il occupa divers commandements au sein de la nouvelle Force aérienne belge, puis au sein de l'OTAN avant de prendre sa retraite en 1975.

Remise sur pied après la guerre, la Force aérienne belge utilisa des avions de construction britannique (Spitfire, Mosquito, Meteor) et américaine (DC-3, C-119, F-84, F-104), mais aussi canadienne (CF-100) et française (Mirage V). On retiendra particulièrement l'année 1955. C'est à cette période, en pleine guerre froide, que la Force aérienne belge a atteint le nombre maximum d'aéronefs dans son inventaire avec huit cents nonante-huit appareils en service, tous types confondus.



DEPUIS L’ARRIVEE DU F-16

En 1975, la Belgique est parmi les premiers pays à commander le F-16 (pas moins de cent soixante appareils) et la première escadrille opérationnelle au monde sera belge : c'est à la 349e alors basée à Beauvechain que revient cet honneur en 1979. Cet avion de chasse équipe alors les 1re, 2e, 23e, 31e, 349e et 350e escadrilles. Suite à l'effondrement de l'Union soviétique en 1991, la structure des forces armées est progressivement adaptée au contexte géopolitique d'après guerre froide. Les plans Charlier, Charlier bis, puis le plan Delcroix en 1992 réduisent considérablement le format des forces. De nombreux changements sont alors programmés et s'étalent sur plusieurs années.

Voici rapidement les principales étapes des restructurations qui affectèrent la Force aérienne. En 1993, le 3e Wing tactique est dissous à Bierset et les Mirage V retirés du service en 1994. Les bases aériennes de Saint-Trond et de Gossoncourt sont définitivement fermées en 1996. En 1997, le 1er Wing de chasse est à son tour dissout. Beauvechain devient alors la nouvelle base école abritant les Marchettti de Gossoncourt et les Alpha Jet en provenance de Saint-Trond, tandis que la 349e escadrille et l'OCU F-16 vont s'établir à Kleine-Brogel et la 350e escadrille rejoint Florennes. Par la suite, le plan Falcon 2001 réduit encore le nombre d'unités d'avions de combat de six à quatre. La 2e escadrille de Florennes est dissoute en 2001 et la 23e escadrille de Kleine-Brogel en 2002. Les drones font leur apparition dans l'inventaire en 2002 avec les B-Hunter qui équipent le 80 UAV Squadron. Basé initialement à Elsenborn, l'unité emménage à Florennes dans les locaux laissés libres après le départ en 2009 du TLP pour l'Espagne. Signalons encore l'important chantier de modernisation à mi-vie des F-16 entre 1998 et 2003. Il reçoivent notamment une nouvelle motorisation et une nouvelle avionique pour leur permettre d'atteindre l'horizon 2020 en facilitant la maintenance, et une mise à niveau du système d'armes visant la compatibilité opérationnelle avec les matériels des nations de l'OTAN et l'adaptation aux armements de nouvelle génération (bombes guidées laser, par exemple).

En 2004, tous les aéronefs et matériels volant, y compris les hélicoptères et les drones, passent sous la responsabilité de ce qui s'appelle désormais officiellement la Composante Air. Les Agusta quittent la base de Bierset, alors complètement démilitarisée et viennent s'installer à Beauvechain. A partir de la même année, suite à des accords de coopération en matière de formation des pilotes militaires, les Alpha Jet commencent à quitter Beauvechain pour se redéployer progressivement sur la base française de Cazaux, dans les Landes, où ils intègrent l'Advanced Jet Training School. Par conséquent, la 11e escadrille qui remplissait ce rôle de formation au pilotage avancé est dissoute en 2006. Désormais tous les pilotes sont formés au pilotage élémentaire sur SF-260M/D Marchetti à Beauvechain et vont en France se perfectionner pour la chasse à Cazaux, le transport à Avord ou sur hélicoptère à Dax avant de revenir en Belgique pour décrocher leur qualification opérationnelle au sein des unités.



MISSIONS ET INVENTAIRE EN 2013

La Composante Air est active en Belgique et en opérations extérieures. La 349e escadrille se trouvait sur la base grecque d'Araxos lorsque fut décidée la participation de la Belgique au dispositif militaire contre la Libye. C’est un exemple récent de la flexibilité et de la réactivité des forces aériennes belges. Il n’aura fallu qu’une petite semaine pour passer de l'entraînement aux missions de guerre. La rapidité des communications, le haut niveau de qualification du personnel et la rapidité de la chaîne logistique ont permis une aussi rapide réassignation de mission alors que l’unité concernée était à l’étranger. Les F-16 ont aussi été engagés en Afghanistan et depuis le 3 septembre sont à nouveau déployés à Siauliai en Lituanie, dans la cadre de la mission OTAN de police du ciel Baltic Air Policing. Les hélicoptères A-109 se sont quant à eux récemment illustrés au Mali lors de l'opération Serval. Il faut un ouvrage complet pour détailler les missions et les déploiements réalisés par les équipages de C-130. Quant à la 40e escadrille de Koksijde (Coxyde), l’unité est une des plus connues de la population en raison de ses missions de service public de recherche et de sauvetage. Elle met en œuvre des Sea King Mk 48 et l'hélicoptère codé RS-02 a d'ailleurs effectué récemment la trois millième intervention en Sea King le 2 septembre 2013. Les trois derniers appareils poursuivent leur service en attendant leur très prochain remplacement par le NH-90.

A l'heure actuelle, la Composante Air, compte :


On Friday September 6, a major exercise was planned at Beauvechain air base. Although, a thunderstorm has slightly disturbed the schedule. Undeniably, the nebulosity and the raining showers have reduced the visibility above the air base for a short time. Therefore, the show had to be displayed 30 minutes later than programmed. It is Gérard Van Caelenberge, General Aviator and Chief of the Defense who has introduced the exercise to the civilian and military authorities which were present. The exercise shows the Air Component concrete activities which are done in the framework of NATO or the UNO on external operations. It stages all the aerial ways which are available to lead well those missions.


CENTENNIAL POWER DEMO

The Centennial Power Demo scenario describes Belgium’s commitment in the framework of a United Nations solution regarding a military intervention in a fictitious country destabilized by rebels and criminal assaults. An air base where F-16, 109BA Helicopters and B-hunter drones are deployed is being attacked by rebels. On the counterpart, the general quarter and its Pandur used for recognition and observation is also threatened by rebels forces which are trying to get into the disposal even though it is protected at the same time by the second commando squadron and the ISTAR squadron (Intelligence, Surveillance, Target Acquisition and Recognition)

By the fact the situation wasn’t taking a right turn, some F-16 with the GCAS configuration flew away to protect friendly stations. All Fighter missions are placed under AWACS Control (Early Warning and Control System). This airborne radar gives a help to follow the devices but also attributes a mission to each of them, depending of the tactical evolution. A drone checks the area to give an idea about the authentic threats in real time. In a purpose of a SOF (Show of Force) intimidation, F-16 are led to the general quarter to do it at low level and high speed. It isn’t enough so shootings are required by the FAC (Forward Air Controlers). These are used to stop rebels progression. In a moment of rest, special forces are airdropped from C-130 or put on the ground by A109BA and Sea King Helicopters. They are under the protection of AH-64, Coalition Apache, which are assault Helicopters. For this task, it was a Deutch Apache from 301rst Squadron based at Gilze-Rijen. To avoid low shots coming from the ground, this one does a steep slope landing. Moreover, the assault landing is protected by a CAP done with F-16. These planes must be refueled so they can stay on the spot the required time. A KC-10 from the Deutsh Koninklijke Luchtmacht will give the fuel needed. As soon as a safe landing area is established, the wounded ones are evacuated with Sanitarial Helicopters A109B, protected by armed ones.

Comparative demos had been already done during Defense Open Days or during important aerial meetings. The Centennial Power Demo was from another standing. Four F-16 from the 1rst Squadron of Florennes and four others from the 31rst Squadron of Kleine Brogel were there. B-Hunter Drone made a take- off from Gossoncourt. In order to retransmit its visible image to a mobile tower behind the tribunes, it was circling Beauvechain from a altitude of 8000 feet. The mobile tower allowed the spectators to see the Drone images by putting them on a giant screen. During bombarding moves, F-16 were showing themselves in a realistic way by doing thermal tricks which are called “flares”. The bomb impacts were simulated by pyrotechnic effects. The rebels were armed with different types of assault guns. They were coming from behind the tribunes, screaming and shooting towards all general quarter positions. The Dutch KC-10 (T264) showed with two F-16 and also with a E-3A Sentry AWACS from Geilenkirchen. Part of the cake, a C-130H (CH-04) and a A400M (F-WWMT) did a passage like Heritage Flights. The military loading planes were developed by Airbus. Seven of them will soon replace 15th Wings C-130H located in Melsbroek. One of its capacities is that it can transport high charges fast and far away. It is waiting by 20th Squadron’s Crew. A another change was symbolized by the sea King‘s passage and its designed follower: NH-90. In this case, it was a Dutch Marine device (N-195). In the end, a group of six Alpha Jet did a show by doing a marvelous tricolor smokes panache.

After the demo, the general aviator and Chief of Defense, Van Caelenberge but also Major General aviator, Claude Van de Voorde, Commander of the Air Component, expressed their happiness and thanked the participating ones. The guests were led to the 5th squadron’s hangar where a reception was taking place. A plane from WWI was there: a Sopwith Camel. It was intriguing to see that plane with modern ones which were exposed on the parking lot, in front of the hangar. We could also see three F-16 (FA-52, FA-102 et FA-131). These were displayed on different armed positions (air position or air-ground). Two F-16 pilots were there with the entire fly equipment: “Strop” and “Bou2”. Both had success with the press. The first one was dressed with the original equipment of F-16 Belgian pilots. The second one had a sand color flight suit and was wearing the equipment of external missions acting in Afghanistan. The A109BA standing on the parking lot was a H-24, Solo Diplay Team Device with its beautiful livery representing the colors of two helicopters units. Other aircrafts like A109BA Medevac (H-46), C-130H (CH-12), Falcon 20E (CM-01), Alouette III (M-3), Alpha Jet (AT-21), SF-260 (ST-45) and a Drone B-Hunter were completing the modern flying devices frame. In front of the flags representing NATO partner countries, the magnificent F-104G FX-47 from the First Wing Historical Center and a unforgivable Fouga CM-170 Magister (MT-35) were exposed.

Centennial power demo lasted one hour and a half. The public wasn’t allowed. As a matter of facts, it may had asked an organization and supplementary means like important meetings have, but it wasn’t worth it, considering the demo which was time-limited. However, the spectators and the spotters which were present outside the air base of Beauvechain still enjoyed the passage of planes and helicopters.




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BELGIAN MILITARY AVIATION CENTENNIAL

On April 16 1913, King Albert the first signs the Royal Decree which creates, in an official way, the military aviation. On April 20, so a few days later, the decree is published in the Belgian Monitor’s papers. It’s only about the creation of Aviation Company and its school. In regards to the US, France and Germany, Belgium is running late. These cited countries have already air unities since 1908-1910. An important date was December 17 1903. On that day, Wright brothers made a flight in which they could proved that a motorized vehicle heavier than the air could fly. After that, a great number of servicemen and industrials started to develop this area. Belgium followed with two industrial leaders: Pierre de Caters, born in Anvers, and Jules de Laminne from Liège. First, their learn how to fly before creating their own flying school. This last one is also opened to servicemen for the simple reason that there is no other structure learning how to fly inside army forces. These people fight to get the Belgian army attention to gain some interest in planes and buy a couple of these.

Since 1910, a study has been done. Farman H.F.3 was the first plane and was bought to Jules de Laminne. Lieutenant Georges Nélis was the first to be schooled how to fly on Jules Laminne’s Aeroclub as well at Farman’s inventor and engine manufacturer Gnôme. In 1910, the first army airfield was created in Braaschaat. At the beginning, it was a artillery field. It’s getting operational in 1911 with a flying school. On the same year, first operations appeared with air means engaged by Commander Mathieu. At first, planes are used only for observation and recognition. A year later, a plane with a machine gun did shoots towards targets on the ground. The army has another vision of planes after that. The first Belgian military aircrafts are the Farman H.F.20.They will be built by the Bollkens brothers in Antwerpen. By the end of August 1913, two squadrons will fly with these aircrafts and act in the fall for the operations. At that time of the year, the TSF will be trialed by Commander Mathieu among his crews in order to do the artillery adjustment.

At the doors of WWI, the Belgian air force had four squadrons. In 1918, the number was way more important. It counted twelve squadrons and about two hundred aircrafts. During the following years, techniques continued to move as same as operational aspects. In May 1940, a great number of airplanes were destroyed on the ground. Others fought against the Lutwaffe but this one was too strong and they weren’t enough in number. Before the Belgian Squadron was created, some pilots flew in the Royal Air Force during the war in United Kingdom. A couple of Belgian pilots became famous during World War II.

One of them was Michel “Mike” Donnet. He passed away on July 31 2013. He was a Spitfire pilot. He was one of the first commanders for the Belgian 350th Squadron but also for the 132 and 441 squadrons depending of the royal air force. He exercised other commands in level of the Wing and did three hundred thirty five missions. After the war, he had different roles inside the Belgian Air Force and NATO before taking his retreat in 1975.

Right after the war, back on her feet, Belgium used airplanes from UK (Spitfire, Mosquito, Meteor) and USA (DC-3, C-119, F-84, F-104). We could even found some Canadian (CF-100) and French aircrafts (Mirage V). a year that we must remember is 1955. Indeed, during cold war, Belgium had 898 jets of all type.



SINCE THE F-16’S ARRIVAL

Belgium counts among the first countries to order F-16 in 1975. It was about 160 aircrafts. Moreover, the first squadron which will flight with this aircraft in 1979 is Belgian: we are talking about the 349th squadron based in Beauvechain. This fighter will concern many squadrons like the 1rst, the 2nd; the 23thrd, the 31rst; the 349th and finally, the 350th. Following the collapse of Soviet Union, the armed forces will be reviewed as regards to the geopolitical context after the Cold War. In 1992, plans like Charlier, Charlier bis and Delacroix reduce the force number. Many changes will be done in the upcoming years.

Here are the main changes which happened in the Air Force. First, in 1993, the third tactical Squadron is dissolved in Bierset. Mirage V will be removed from the service one year later. After that, the air bases of Gossoncourt and Saint Trond are forever closed. Regarding these events, Beauvechain will become the first school base where you can find the Gossoncourt Marchetti and the Saint-Trond Alpha Jet. As for the 349th Squadron and for the OCU F-16, they will be based in Kleine Brogel. On the other side, the 350th Squadron will be based in Florennes. One more time, due to Falcon Plan, the six fighters are reduced to four. The 2nd Squadron located in Florennes will be dissolved by 2001. A year later, the 23thrd Squadron from Kleine Brogel will know the same fate. On the same year, Drones will show out as same as the B-Hunters. These last ones belong to the 80 UAV Squadron which is originally based in Elsenborn. This squadron will moved to Florennes after the TLP departure for Spain in 2009. Another subject about which it’s important to talk is the important construction site of modernization concerning the F-16 at its midlife between 1998 and 2003. These fighters will be equipped with a new engine and a new avionics so they can reach 2020. The changes done on it, help for the device maintenance, but also give an upgrade of armed equipment. In this way, they are equivalent with NATO materials. The F-16 is now adapted to modern weapons (guided bombs, lasers for example).

All aircrafts, flying materials, drones and helicopters are going under Air Component responsibility in 2004. The Agusta leave forever Bierset air base to join Beauvechain. From this year, after cooperation’s agreements regarding the training of military pilots, the alpha jets go to Cazaux to enter the Advanced Jet Training School. Therefore, the 11th Squadron which filled the role of advanced training is dissolved in 2006. Since that time, pilots are formed for basic piloting on SF-260M:D Marchetti at Beauvechain. Then, they go to France to improve themselves but also to become hunter pilots. This improvement happens in Cazaux. They learn transportation in Avord and in Dax, their learn how to fly with helicopters. After that, they come back in Belgium in order to get their operational qualification within the units.



MISSIONS AND INVENTORY 2013

The Air Component is active in Belgium but also in other countries. When Belgium took the decision to act against Lybia in a military way, it showed its flexibility and action in a short time. As a matter of facts, at that time, the 349th Squadron was based in Greece, in Araxos to be precised. Also, it took only one week to transform trainings by war missions. This quick reassignation is due to fast communications, to a high level of qualified personnel and the speed of logistic channels even though, the unit was based abroad. F-16 took part in Afghanistan as well. One more time, they will be deployed in Siaulai, Lituenia, on September 3. The purpose of this deployment is a NATO mission called “Baltic Air Policing”. Concerning the A-109, they were recently involved in Serval’s operation which was taking place in Mali. In one word, we need a complete work to describe all the missions and the deployments done by C-130 aircrafts. One of the best public known squadron is the 40th from Coxyde. It acts for public and rescue missions. This Squadron uses Sea King MK 49 but also a helicopter wearing the name of PS-02 which did around 3000 missions with the first one on the day of September 2 2013. These last three are still in action, waiting for their closed retreat which will be done with the NH-90.

Nowadays, the Air Component has:



3 Sud Aviation SA316B Alouette III

3 Westland Sea King Mk 48

20 Agusta A109BA Hirondo (+ 2 en stockage)

4 NH Industries NH90 TTH (en cours de livraison)
Le RN05 a été livré à Beauvechain ce 2 octobre 2013)

2 Dassault Falcon 20E-5

1 Dassault Falcon 900B

2 Embraer ERJ-135

2 Embraer ERJ-145

1 Airbus A330-332

11 Lockheed C-130H Hercules

13 IAI-Eagle B-Hunter

23 SIAI SF.260M et 9 SF.260D Marchetti

29 Dassault-Bréguet/Dornier Alpha Jet 1B

45 Lockheed Martin F-16AM Fighting Falcon (+ 4 en stockage)

9 Lockheed Martin F-16BM Fighting Falcon (+ 1 en stockage)




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English translation by
Barbara DUFRANE



REMERCIEMENTS A DG COMM ET A COMOPSAIR IPR POUR L’ACCES A L’EXERCICE, POUR LA QUALITE DE L’ACCUEIL ET TOUTES LES FACILITES SUR LA BASE DE BEAUVECHAIN. - WE WOULD LIKE TO THANK DG COMM AND COMOSPAIR FOR THE ACCESS GIVEN TO THE EXERCISE, FOR THE QUALITY OF THE RECEPTION AND FOR ALL THE FACILITIES ON BEAUVECHAIN AIR BASE.