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© TEXTE, TRADUCTION ET PHOTOS BARBARA DUFRANE - AVIATION & PHOTOGRAPHIE 2016
© PHOTOS ADDITIONNELLES LAURENT CUVELIER & LUC DUJARDIN - AVIATION & PHOTOGRAPHIE 2016

           

Dans le monde de l'aviation, les pilotes, les membres des patrouilles acrobatiques ou simplement les passionnés du monde aérien, tous ont déjà entendu parler, mais aussi vu, les filles qui effectuent des figures acrobatiques sur les ailes d’un Stearman en plein vol. Dans le cas contraire, les personnes qui ne viennent qu'occasionnellement voir les meetings aériens, seules ou en famille, seront non seulement subjuguées par le talent de ces filles, mais aussi par leur audace ! En effet, il n’est pas donné à tout le monde de faire ce style de hobby ! Cette patrouille acrobatique, connue sous le nom des « Breitling Wingwalkers » met des étoiles dans les yeux du public à chacune de ses représentations. Enfants, jeunes, adultes ou plus âgés, tous sont pris dans le feu de l’action! Après l’atterrissage des avions, les pilotes et les wingwalkers affichent un large sourire. Rien que par les applaudissements du public et les sourires sur les visages, ils savent qu’ils ont fait le bonheur des personnes qui ont assisté au spectacle.

Durant le premier week-end du mois de juillet 2015, un meeting aérien avait été organisé à Bondues. Cette commune française du département du Nord-pas-de-Calais est située à une douzaine de kilomètres de la frontière belge. Quelques semaines avant de nous rendre sur place, notre équipe a eu l'idée d'avoir un entretien avec les Breitling Wingwalkers. A notre plus grande joie, ils ont gentiment accepté de nous renconter et, surtout, de nous accorder un peu de leur temps. Or nous savons à quel point le temps est précieux pour une formation comme celle-là au cours d'un événement aéronautique. Il est souvent fort occupé par la préparation et par la concentration nécessaire à la bonne réalisation des vols.

C'est ainsi qu'après le briefing des pilotes, Martyn Carrington (plus de 8.000 heures de vol et 940 démonstrations en meeting aérien), David Barrell (3.500 heures de vol et 700 démonstrations) et les « marcheuses d'ailes » Freya Paterson (cinquième saison) et Emily Guilding (troisième saison) nous ont salué et nous ont invité à les suivre dans le bâtiment que l'aéroclub réservait aux pilotes afin d'être dans un endroit plus calme pour répondre à nos questions.

   

In the aviation world, everybody knows or at least, has heard about the girls who do aerobatic figures on the wings of Stearman aircraft in mid air. On the contrary, the ordinary people who go to an air show can be very impressed both by the talent of the pilots and by the girls daring. Whatever it takes, this team, known under the name of”the Breitling Wingwalkers”, dazzles the hearings. Elderly people,adults, young, and children: each of them is taken in the heat of the moment when they see the team showing an incredible display! When they come back to the public, you can see their own smile for the reason that they have made people happy. The audience demonstrates its gratitude with huge applause.

During the first weekend of July 2015, an air festival was planned in Bondues, a commune located in the Nord Pas de Calais Department and near the Belgian border. A couple of weeks before going there, our team had the idea of making an interview with the Breitling Wingwalkers. To our great joy, they have accepted to meet us and mostly, to give us some of their precious time during the event. We are really thankful towards the Breitling Wingwalkers because we know how time can be precious for a team like them during an airshow. Moreover, mental training and focusing are quite present in order to give a nice representation for the public.

Then, after the pilots briefing, Martyn Carrington (over 8000 flying hours and about 940 displays until now) , David Barrell (3500 flying hours and about 700 displays up to now) , Freya Paterson (5th season by now) and Emily Guilding (third season by now) greet us and invite us to follow them to one of the buildings reserved for the pilots where we will be able to ask our questions.

   
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Au cours de cet entretien, Martyn nous a expliqué que les Breitling Wingwalkers n'est pas une très grande patrouille acrobatique, comparativement à d'autres, du moins au regard du nombre de personnes dans l'équipe. En effet, avec un total de quatre avions (Boeing PT-17 Stearman) l'équipe s'efforce de produire deux paires d'avions en formation dans les meetings aériens. Cela permet aux Breitling Wingwalkers d'être présents parfois à deux endroits en même temps selon les dates du calendrier des manifestations aéronautiques. Une première équipe, dont les membres travaillent à mi-temps, évolue au sein des airshows britanniques, tandis que l'autre équipe (celle que nous rencontrons aujourd'hui) effectue généralement les présentations en dehors du Royaume-Uni. Il faut dire que pour eux, il s'agit d'une activité professionnelle à plein temps. Ils effectuent environ soixante-cinq à septante représentations par an. Durant la saison, ils n'ont pas véritablement besoin de vols d’entraînement, car ils sont habitués à voler très régulièrement ensemble. Selon Martyn « chaque airshow est essentiellement un entraînement pour un prochain meeting à venir ». Parfois, principalement dans la période hivernale, David et Martyn volent ensemble pour se maintenir à niveau. Considérant l'année 2015, Martyn nous fait remarquer qu'il s'agit pour eux de l'année la plus chargée et ils s'en estiment très heureux. En effet, l'autre paire n'effectue des vols que lorsqu'ils en ont l'occasion ou en fonction de la demande et ce n'est pas tous les week-ends.

Comme vous pouvez vous en douter, la saison des meetings aériens est une période d'activité intense. Et plus particulièrement encore d'avril à octobre, où pendant quelques mois il n'est pas rare d'avoir à participer à deux, voire trois événements aéronautiques à différents endroits sur le même week-end. Comment l'équipe des Breitling Wingwalkers décide-t-elle à quelles manifestations participer ? Martyn nous éclaire à ce sujet. Il nous explique que le choix de prendre part à un meeting aérien dépend de divers facteurs auxquels s'ajoutent les souhaits exprimés par leur sponsor Breitling. Généralement, Breitling présente pour chaque saison une liste d'airshows auxquels l'équipe devra assister et, en dehors de ces date, ils sont libres de participer à d'autres événements aériens ou d'accepter des réservations indépendantes et où que ce soit.

En raison du nombre important de meetings aériens qu'il peut y avoir en quelques mois, vous pourrez voir la prestation des Breitling Wingwalkers plusieurs fois sur la saison. Cependant, vous ne verrez peut-être pas chaque fois la même équipe ni les mêmes avions. Martyn nous a expliqué que les avions utilisés changent selon le programme. Il y a quatre avions affectés pour l'ensemble de l'équipe. Selon les pilotes Martyn et David, il existe de petites différences de pilotage d'un avion à l'autre et chacun a son avion préféré. Ils volent habituellement sur ceux portant les numéros deux et trois. Mais comme ceux-ci sont tout juste rentrés deux jours plus tôt d'une tournée au Japon, ils sont venus au meeting de Bondues avec les Stearman portant les numéros un et quatre. Mais, comme le dit Martyn, « c'est comme conduire la voiture de quelqu'un d'autre ».

   

Through this interview, Martyn has explained to us that the Breitling Wingwalkers is not such a big team in numbers, when compared to some others. Actually, with four aircraft in total (Boeing PT-17 Stearman), the team tends to mainly fly in 2 pair formations to allow them to cover 2 different airshows at the same time - the second pair usually remain in the UK and are crewed by part time team members. The more distant locations outside of the UK, are generally undertaken by todays crew, because it is their full time job - they do around sixty five to seventy shows a year. During the peak season, they don’t generally need to do any training because they are used to flying together very regularly. For Martyn, in his words, “Every show is essentially a practice for another one to come”. Sometimes, in the winter however, David and Martyn do fly together to keep current. In regards to the year 2015, Martyn makes a point by saying that it has been their busiest year and that they are very lucky and happy about that. On the other hand; the second formation pair, usually fly whenever they are able to and according to demand, which is not every weekend.

As you might expect, the air show season is a very active period and even more from April to October in which case, you can have two or three air events on the same weekend at different places. So, how does the Breitling Wingwalkers Team decide to which shows they go to? Martyn has clarified to us that the choice of air shows depends on many different factors and that they also have to take into account the wishes of their sponsor: Breitling. Generally Breitling will have a list of events they wish the team to attend each season and around these dates, the team are then free to take independent bookings, wherever they may be.

Due to the numerous meetings you can have in only a couple of months, you may see the Wingwalkers several times. Although, it may not be the same team neither the same planes as the last time. Martyn has told us the aircraft change depending on the program they do. All in all, there are four planes in the team. Martyn and David, the pilots, feel the differences between the planes and have their favorite ones. They usually fly with the number two and the number 3 but those have just came back from a trip to Japan two days before the meeting of Bondues. Thus, they will do the display on numbers one and two but according to Martyn, in his words, “It is like driving somebody else’s car”.

   
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Nous avons également demandé aux quatre membres de l'équipe depuis combien de temps ils faisaient ce métier. Martyn nous a répondu qu'il faisait cela depuis seize ans. 2015 est pour David sa huitième année, la quatrième pour Freya et la seconde pour Emily. Si l'on demande aux filles si elles avaient toujours rêvé de devenir marcheuses d'ailes, la réponse est positive pour toutes les deux et sans aucune hésitation. Freya explique qu'elle avait vu les wingwalkers étant plus jeune et elle savait déjà que ce serait ça qu'elle voudrait faire plus tard. De son côté, Emily en avait entendu parler par sa soeur, qui faisait déjà partie de l'équipe, et de tout ce qu'il y a d'extraordinaire à marcher sur les ailes.

Pendant la démonstration, c'est le pilote le plus expérimenté, c'est à dire Martyn, qui vole en position d'ailier avec la marcheuse d'ailes la plus jeune dans la fonction (Emily). En vol, David assure donc la conduite de la formation en temps que leader avec Freya, la plus expérimentée des deux Wingwalkers. Comme elles sont habituées à voler souvent ensemble, il suffit à Emily de regarder les indications de Freya pour savoir ce qu'elle doit faire. Il est même assez rare qu'elles comptent dans leur tête avant de faire tel ou tel mouvement. Selon Freya « avoir un parcours de gymnaste est un atout pour la souplesse ». La synchronisation du travail entre les deux filles est aussi importante que la synchronisation entre les avions. De plus, au cours des diverses figures, les marcheuses d'ailes subissent le même facteur de charge que les pilotes. La manoeuvre la plus contraignante est incontestablement la boucle qui se négocie autour de trois g et demi. Sinon, la plupart des autres figures en formation s'effectuent à environ trois g. Lorsque nous demandons aux pilotes s'il y a des manoeuvres interdites, leur réponse est non, mais ils font autant qu'il est possible de faire en restant dans le cadre imposé par les règles de sécurité. Comme signalé plus haut, ils donnent l'impression au public que ce qu'ils font est difficile, mais certainement en le faisant de leur mieux.

Il y a deux manières de débuter la présentation en vol. Les filles peuvant se trouver déjà en position sur l'aile supérieure de l'avion. Après un décollage classique, elles quittent le siège avant une fois en vol pour grimper sur l'aile et s'attacher elles-mêmes au mat qui les y soutient. Elles portent bien sûr un câble de sécurité pendant toute la procédure. C'est encore une sécurité supplémentaire. Il n'y a donc jamais aucun risque qu'elles puissent tomber de l'avion. Et lorsqu'on demande aux pilotes s'il constatent une différence dans le pilotage lorsque les Wingwalkers sont sur les ailes, une fois de plus la réponse est affirmative. Martyn nous dit qu'il le ressent immédiatement dans les commandes. Et il poursuit son explication en nous parlant d'aérodynamique. Quand l'avion tourne et que la marcheuse d'ailes effectue une figure, l'avion peut ralentir ou accélerer un petit peu. Selon Martyn « vous savez ce qui va se passer, c'est une question de gestion d'énergie ». Pour mieux faire comprendre les sentations de pilotage que cela engendre, il poursuit : « C'est comme voler avec les volets baissés ou le train d'atterrissage sorti ». Toutefois, en raison de la petite taille et de la sveltesse des filles, les changements qui affectent le pilote se font en douceur. C'est différent lorsqu'ils recoivent des invités qui viennent voler à leur place, car ils peuvent être plus lourds que les filles et influencer encore autrement le comportement de l'avion.

Mais qu'en est-il des sensations des Wingwalkers lorsqu'elles se trouvent au-dessus de l'aile en réalisant des figures synchronisées ? Pour Freya et Emily c'est merveilleux et, plus spécifiquement, pour Freya « C'est excitant de voir l'autre avion arriver sur vous pendant le croisement. On se tape dans la main ». Lors des passages dans les nuages, c'est un peu plus pénible et Freya nous dit que « C'est comme recevoir des piqures d'épingles sur le visage ». Pour ce qui concerne la respiration, elle se fait normalement, mais cela peut parfois être plus difficile en raison de la météo, lorsque l'air est plus dense. Elles peuvent respirer librement par le nez ou par la bouche, ce qui peut s'avérer plus confortable.

Si vous avez déjà vu les Breitling Wingwalkers, vous aurez certainement remarqué qu'ils utilisent des fumigènes comme la plupart des patrouilles acrobatiques. Il ne dérange pas du tout les filles. Martyn ajoute qu'il s'agit d'une nouvelle huile fumigène produite par AeroShell. De plus, elle est moins nocive que celles utilisées par le passé et qui contenaient du gasoil. En effet, si vous prenez un peu de temps pour consulter le site internet d'AeroShell, vous apprendrez que cette huile fumigène blanche est synthétique qui ne contient pas de soufre ni aucune impureté et qui, de plus, est biodégradable!

   

When we have asked the members of the team for how long that they have been doing that, Martyn answers us that he is doing it for sixteen years, David is in his eight year, Freya in her fourth year and Emily is in her second year. When we ask the girls if they have always dreamed to become a wing walker, the answer is positive for both of them and without any hesitation. Freya explains that she saw the team when she was younger. She knew that it was she wanted to do later. On her side, Emily has heard from her sister, who was already in the team, all the fun she had when she was doing the wing walking.

During the display, it is the most experienced pilot, Martyn, who is the wingman and who flies with the less experienced wing walker, Emily. In flight, David is the formation lead pilot and flies on his side with Freya, the most experienced wing walker. Used to fly often together, Emily knows what to do by watching Freya signs. It is quite rare that they count in their heads before doing a movement. According to Freya, in her words, “Having a gymnastic background helps for the flexibility.” The synchronization between the girls is really important as much as the synchronization between the aircraft. Up there, the wing walkers and the pilots feel the same g’s. The most constraining maneuver is the loop which is about three and half g. Otherwise, when they are in formation, it is around three g. When we ask the pilots if there are any forbidden maneuvers, their answer is no but they do as much as they can in a security framework. Like said before, they want to make it look difficult for the public by doing their very best.

There are 2 ways to begin the display - the girls can be on the top wing already from take-off, or once in the sky, they can then climb up from the front cockpit on to the top wing and strap themselves into the wing rig. They wear a safety cable throughout this process, for extra safety, so there is never any risk of them falling off the aeroplane! When we ask the pilots if they feel something different when the girls are up there, the answer is one more time affirmative. Martyn tells us that they feel it in the controls. He goes even farther in his explanation by talking about aerodynamics. When the aircraft turns in some direction and that the wing walker is doing a maneuver, the plane can slow down a little bit or speed up. According to Martyn, in his words, “You know what will happen. It is a question of energy management”. To make understand the feeling it gives, he adds “It is like flying with the flaps of the under carriage down”. Due to the fact that the girls are quite small and thin, the changes for the pilot are done in a smooth way. It is quite different when they have guests coming to their place for reasons of weight which can be heavier than the girls.

But what about the wing walkers feelings when they are on top of the wings, doing many synchronized movements? For Freya and Emily, it is great and more specifically, according to Freya, in her words, “It is quite exciting when you see the other plane coming to you during the cross. We do high five”. When they go through the clouds, Freya explains that it is painful because, in her words, “It is like having pins in the face”. As for the breathing, they breathe normally. It can be sometimes more difficult owing to the weather (dense air for instance.). They are free to breath by the nose or by the mouth to feel more comfortable.

If you have ever seen the Breitling Wingwalkers display, you have probably noticed that they are using smoke like many aerobatics patrols. The girls aren’t disturbed by it. Martyn will add that it is now a smoke oil and that is a new product from AeroShell. Therefore, it is not dangerous comparing to the old ones which contained gasoil. Indeed, if you take some time and go to the website of AeroShell, they inform you that this smoke oil is actually a synthetic white oil which does not contain sulphur and other impurities. Moreover, it is bio-degradable !

   
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Une de nos dernières questions est de savoir quels sont les bons ou mauvais souvenirs qu'ils gardent des meetings auxquels ils participent. Martyn répond d'emblée qu'il n'y a pas de mauvais souvenirs et que chaque démonstration est spéciale. Un facteur qu'on ne peut pas négliger est la météo. Selon lui « Le temps est la seule chose qui rend les choses bonnes ou mauvaises. Il y a beaucoup de meetings où nous restons assis sous les ailes à regarder la pluie tomber et à nous entendre dire que la présentation doit être annulée ». Quand la pluie est légère, habituellement ils volent et les pilotes réduisent la vitesse. En fait, ils ne volent pas dans les cas où l'aérologie pourrait causer des blessures pour les filles. De même, lorsque les conditions atmosphériques deviennent inconfortables pour les marcheuses d'ailes, elles le font savoir aux pilotes par des signes de la main. Martyn conclut sur le mauvais temps en nous racontant la démonstration qu'ils ont faite tout récemment au Japon : « Les avions sont venus par mer. Il a fallu une semaine pour les assembler, les tester en vol et s'entraîner. Il y avait deux shows sur le même jour. Il a plu toute la journée, mais malgré cela les filles ont manifesté leur volonté de faire la démo sous la pluie, car autrement nous aurions été trempés pour rien. Nous avons fait quelques ajustements dans le programme de vol, comme nous le faisons toujours en fonction de la météo et nous avons fait le show. Ce jour-là, elles ont gagné beaucoup de respect de ma part, mais aussi de la part du public japonais ».

En plus de la saison des meetings aériens, Martyn passe beaucoup de temps au bureau. Il répond au téléphone et aux courriels. Habituellement, il y a un pic d'intérêt après un airshow où les gens ont pu les voir en action. Dans ce cas, il reçoit deux ou trois messages par semaine par des personnes intéressées par le fait de marcher sur les ailes.

Aujourd'hui, les Breitling Wingwalkers sont bien connus sur la scène internationale. Avec leurs Stearman, ils se rendent partout dans le monde (Japon, Australie, Inde, Europe). Si vous êtes parmi les chanceux à avoir pu voir les Breitling Wingwalkers pendant des événements aéronautiques et que vous souhaitez vous essayer à la marche sur les ailes avec eux, sachez que c'est possible ! Nous vous invitons à consulter leur site internet pour de plus amples informations . Mais peut-être avez-vous toujours rêver de faire partie de l'équipe ? Dans ce cas, les principales qualités requises sont d'avoir au moins dix-huit ans, d'être mince, petite et d'avoir un parcours physique ou sportif. Par exemple, Freya a fait de la gymnastique et Emily pratique le ski et l'équitation. Et puis il faut aimer marcher sur les ailes d'un avion. Si c'est votre cas, tentez votre chance !

   

One of our final questions is about to know if they have good or bad memories of shows to share with us. Martyn tells us that there are no bad memories because every show is special. One factor that cannot be overlooked is the weather. In his words, “The weather is the one which decides to make things good or bad. There are many shows where we sat under the wings, looking at the rain and that we were told the show had been cancelled”. When the rain is light, they usually fly and the pilots slow down the planes. As a matter of facts, they will not fly in case it could hurt the girls due to air storms. Also, if it is getting uncomfortable for the wing walkers, they will tell the pilots with hands signals. Martyn ends this episode of bad weather condition by telling us the show they just had in Japan. In his words, “The airplanes came by sea. It took a week for assembling them, test fly, and practice. There were two shows in one day. It rained all day but despite that, the girls showed me their willingness to perform in the rain, otherwise, we became wet for nothing. We made some adjustments in the fly program like we always do in regards to the weather and we did the show. They earned a lot of my respect on that day but also from the Japanese audience.”

In addition to the meeting season, Martyn spends a lot of time in the office. He picks up the phone and answers to emails. Usually, there is a peak of interest after an air show where people have seen them performing. In this case, he receives from two to three emails per week from persons who are interested by the wing walking.

Nowadays, The Breitling Wing Walkers are well known on the international stage. With their Stearman, they go all over the world (Japan, Australia, India, Europe). Now, if you are part of the lucky ones who have seen them performing during air events and that you want to try the wing walking, it is actually possible! We invite you here to have a look on the Breitling Wingwalkers website for further information. Perhaps, it has always been you dream to become part of the team. The main requirements are to be at least 18 years old, to be thin, petite, having a fitness background (Freya has done gymnastics and Emily does skiing and horse riding for example) and enjoy the wing walking. If so, then pick up your chance!

   
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BREITLING WINGWALKERS 2016            
THE AIRCRAFT

N° 1 - Boeing A75N1 (PT17) Stearman c/n 75-5598 (1942) – N5057V
N° 2 - Boeing PT17 Stearman c/n 75717 (1941) – N74189
N° 3 - Boeing A75N1 (PT17) Stearman c/n 75-950 (1943) – N707TJ
N° 4 - Boeing B75N2 Stearman c/n 75-7128 (1942) – SE-BOG


THE WINGWALKERS

Florence « Flo » ROLLESTON-SMITH
Emily « Em » GUILDING
Nikita « Keets » SALMON
Stella « Stealth » GUILDING
Freya « Princess » PATERSON
   
THE PILOTS

Martyn CARRINGTON – 8.000+ flight hours – 940 displays
Vic NORMAN – 4.100+ flight hours – 1470 displays
David BARRELL – 3.500 flight hours – 700 displays
Steve HICKS – 14.600+ flight hours – 300+ displays
Al HOY – 15.000+ flight hours – 1000+ displays
Nick BARNARD – 1.500+ flight hours – 750 displays
Nick WAKEFIELD – 2.000+ flight hours



Davantage d'informations sur leur site
More informations on their website
WWW.BREITLINGWINGWALKERS.COM
   
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L'équipe d'Aviation & Photographie remercie les pilotes Martyn Carrington et David Barrell et les marcheuses d'ailes Freya Paterson et Emily Guilding. Un tout grand merci à vous pour avoir partagé votre temps avec nous et accepté de répondre à nos questions. Nous vous souhaitons le meilleur et bonne continuation. Vous mettez un sourire sur le visage des gens. Nous serons très heureux de vous revoir dans les prochains meetings.

   

The Aviation & Photographie team would like to thank Martyn Carrington and David Barrell, the pilots, but also the wing walkers, Freya Paterson and Emily Guilding. A huge thank you for sharing your time with us and doing your best for answering our questions. We wish you all the best and keep going in that way! You put a smile on people’s faces! We will be very happy to see you as much as we can !

   
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© TEXTE, TRADUCTION ET PHOTOS BARBARA DUFRANE - AVIATION & PHOTOGRAPHIE 2016


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English translation by
Barbara DUFRANE


Photos additionnelles - Additional pictures
Laurent CUVELIER & Luc DUJARDIN

Vidéo additionnelle avec l'aimable autorisation de
Additional video courtesy
Sarah TANNER – BREITLING WINGWALKERS



  • BREITLING WINGWALKERS AIRCRAFT

    35 photos

    Les quatre Boeing PT-17 Stearman avions utilisés par les Breitling Wingwalkers ont tous été construits durant la Seconde Guerre mondiale. Vues rapprochées de ces vénérables machines qui ont gardé toute leur jeunesse.

  • BREITLING WINGWALKERS TEAM

    53 photos

    La patrouille acrobatique Breitling Wingwalkers est une équipe qui compte plusieurs pilotes et marcheuses d'ailes. Voici quelques portraits réalisés au cours des dernières années.