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© TEXTE ET PHOTOS LUC DUJARDIN - AVIATION & PHOTOGRAPHIE 2017


La Première escadrille de la Composante air belge fête en 2017 rien moins que son centième anniversaire. Son histoire remonte aux origines de l'aviation militaire en Belgique. Sa création date de 1912. Le premier document officiel à en faire mention est une commande datée du mardi 19 novembre 1912 pour ses tout premiers avions de combat. Il s'agissait de quatre JERO-Farman type militaire 1912 construits sous licence chez Bollekens Frères, à Anvers. A cette époque l'unité avait été créée comme partie intégrante de la Compagnie des aviateurs et avait pour mission principalement la reconnaissance et le soutien à l'artillerie. C'est durant la Première Guerre mondiale qu'elle devint la Première escadrille de chasse (1915), dénomination qui fut officialisé le samedi 22 avril 1916. L'emblème de l'escadrille est le chardon d'Ecosse. C'est au mois d'août 1917 qu'il fut imaginé par un de ses pilote, André De Meulemeester, titulaire de onze victoires aériennes. Les Hanriot HD-1 qui équipaient l'escadrille furent alors les premiers avions à arborer cet insigne sur leurs flancs. La devise l'unité est Nemo Me Impune Lacessit (Personne ne me provoque impunément). Depuis lors le chardon d'Ecosse a été porté par les nombreux types d'avions qui équipèrent l'unité. D'ailleurs l'histoire de cette escadrille est très riche. La chronologie ci-dessous en brosse très rapidement les contours et permettra de prendre la mesure de l'activité de l'unité à travers le temps :


REPERES CHRONOLOGIQUES
1912 - Création de la 1re escadrille
1915 - Nouvelle dénomination comme 1re Escadrille de Chasse
1916 - Officialisation de l'appellation 1re Escadrille de Chasse
1917 - Création de l'emblème de l'unité
1918 - Devient la 9e Escadrille - Unité basée à Evere
1927 - Unité basée à Schaffen (Diest) - Appellation 2/I/2Aé
1938 - Passage sur Hawker Hurricane
1940 - Perte de la plupart des Hurricane lors du bombardement allemand à Schaffen
1946 - Appellation 351e escadrille sur Spitfire à Florennes (161 Wing)
1948 - Reprise de l'appellation 1re escadrille (2 Wing Tactique)
1951 - Arrivée des premiers jets F-84E Thunderjet puis F-84G
1955 - Passage sur F-84F Thunderstreak
1971 - Départ de Florennes pour Bierset (3 Wing Tactique) et passage sur Mirage V
1989 - Retour à Florennes (2 Wing Tactique) - Passage sur F-16A
1997 - Participation à l'opération Deliberate Guard en Bosnie
1997 - Participation à l'opération Joint Guard en Bosnie
1999 - Participation à l'opération Allied Force en Serbie et au Kosovo
2002 - Passage sur F-16 MLU (Mid Life Update)
2004 - Première unité à assurer la mission Baltic Air Policing en Lithuanie
2005 - Participation à l'opération Eastern Eagle en Afghanistan
2007 - Participation à la mission Baltic Air Policing en Lithuanie
2008 - Participation à l'opération Guardian Falcon en Afghanistan
2011 - Participation à l'opération Unified Protector en Libye
2013 - Participation à la mission Baltic Air Policing en Lithuanie
2014 - Participation à l'opération Desert Falcon en Irak
2015 - Participation à la mission Baltic Air Policing en Pologne
2016 - Participation à la mission Baltic Air Policing en Estonie
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Pour célébrer l'anniversaire du fameux chardon, il fut décidé il y a quelques mois de décorer un avion. C'est le F-16AM codé FA-132 qui reçut l'honneur de porter les couleurs de l'anniversaire et de porter le nom de « Blackbird » pour l'occasion. Le dessin de la décoration a été confié à Didier Wolff, un designer français qui n'en est pas à son coup d'essai puisqu'il décore régulièrement les avions civils et les jets privés. Mais pas seulement, car on lui doit aussi la décoration en 2011 de deux Rafale de l'Escadron de soutien technique aéronautique ESTA 15/7 de Saint-Dizier pour célébrer le passage des trente milles heures de vol du type au sein de l'Armée de l'air française. Il s'agissait des Rafale n°118 (113-IW) et 121 (113-IZ) qui portèrent, on s'en souvient, une remarquable livrée noir et blanc avec le chiffre 30.000 sur le fuselage et le petit prince de Saint-Exupéry sur la dérive. C'est à lui aussi que l'on doit la décoration du Mirage 2000C n° 80 (103-LI) de l'escadron de chasse EC 1/12 Cambraisis à l'occasion du cinquantième anniversaire du Tiger Meet de l'OTAN. C'est par l'intermédiaire de deux décoratrices de talent, Florence Ramioul et Agnès Patrice-Crepin que Didier Wolff a pu devenir le peintre du Blackbird. Elles ont créé l'extraordinaire société Aéro-Design spécialisée dans la création d'objets d'art à partir de pièces d'avions. On leur doit notamment une stèle célébrant les septante ans de la base aérienne de Beauvechain réalisée à partir d'une aile de F-104. Elle avait été dévoilé par le Colonel aviateur Georges Franchomme, chef de Corps, lors de la cérémonie d'anniversaire le lundi 24 octobre 2016. Elles ont donc permis de mettre Didier Wolff en contact avec le Colonel aviateur Didier Polomé, chef de Corps et commandant de la base de Florennes. C'est ainsi qu'il put se présenter à l'escadrille avec son projet pour la décoration d'un F-16.

Didier Wolff est designer et fondateur de la société Happy Design Studio qui est basée à Strasbourg, à un peu moins de quatre cents kilomètres de Florennes. Il décrit son métier en ces termes : « Ce que je fais aujourd'hui sur les avions est la synthèse de toute un tas d'autres d'expériences artistiques. J'ai décidé il y a peu près neuf ans de faire fructifier les talents que le Bon Dieu m'a donné en ne les consacrant qu'à l'aviation. Depuis j'ai eu l'occasion de travailler sur des avions militaires, mais aussi des avions de ligne. J'ai même eu la chance de travailler pour des constructeurs. L'essentiel de mes clients sont des propriétaires de jets privés, ce qui a un grand avantage parce que, lorsqu'on se parle, il n'y a pas de déperdition, on va à l'essentiel. C'est beaucoup plus spontané, plus riche et plus agréable au bout du compte. Et ça se ressent beaucoup dans les résultats. Les constructeurs, eux, doivent se différencier de leurs concurrents, mais en même temps ils veulent aussi leur ressembler, ce qui est un peu contradictoire. C'est intéressant au niveau des rapports humains et j'ai la chance de faire un métier absolument génial ! Les avions sont des sculptures tridimensionelles et quand je vais travailler le matin je suis vraiment très heureux ! »

Le jeudi 11 mai 2017, le F-16 décoré volait pour la première fois dans sa livrée d'anniversaire. Lorsque nous sommes arrivés à Florennes, l'avion était en vol avec trois autres appareils dont un biplace (FA-83, FA-89 et FB-21) pour un vol photo. Les quatre F-16 avaient décollé en piste 08 gauche, face à l'est, avant de virer vers le sud et s'éloigner de la base par Gochenée, puis en mettant le cap à l'ouest, ce qui les a emmené jusqu'à Chimay, ville incontournable puisqu'elle est jumelée avec la Première escadrille. Le vol s'est poursuivi en passant par le château de Beloeil et la ville d'Ypres. Le trait de côte a été ensuite franchi a hauteur de Nieuport et les avions ont fait une boucle au-dessus des vagues de la mer du Nord au large de La Panne avant de revenir au-dessus des terres en passant à nouveau par Nieuport. Le mémorial au roi Albert Ier à Nieuport, ou encore le cimetière militaire britannique Tyne Cot à Passendaele sont autant de lieux emblématiques qui ont défilé sous les ailes du Blackbird. Les quatre avions sont ensuite montés en altitude pour une série de prises de vue plus dynamiques dans un somptueux décor de cumulus immaculés. Vint finalement l'heure de la descente et du retour vers la base.

Pendant ce temps, nous avions été conduits près de la piste. Quelques minutes se sont écoulées puis, arrivant du nord, le box des quatre F-16 s'est présenté face à nous. Après avoir décrit un longue courbe, il se sont présentés en échelon refusé par la gauche dans l'axe de piste pour un break à notre hauteur. Chaque F-16 s'est posé l'un après l'autre, tandis que le F-16 décoré faisait trois passages bas. A son bord, le CO de la première escadrille a pris soin de présenter l'avion sous son meilleur angle en faisant des passages à l'anglaise laissant voir le dessin de l'extrados. Puis ce fut, comme à regret, le moment de l'atterrissage. En quittant la piste le pilote du FA-132 Blackbird a interrompu le roulage et à stoppé l'avion sur le taxiway à hauteur des photographes, le temps de quelques prises de vue sous la lumière d'un soleil complice. Au moment précis où le pilote a relâché les freins, les nuages ont masqué le soleil. C'est sur le parking, devant un abri, près de la ligne de vol, que nous avons pu admirer le FA-132 sous toutes les coutures. L'avion est superbe et le motif asymétrique qui couvre le fuselage et les ailes n'est pas sans rappeler un tartan écossais.

Didier Wolff a souligné la qualité de l'accueil qu'il a reçu à Florennes et à l'escadrille pour la réalisation de ce travail. Il explique lui-même que « le projet est né il y a environ quatre mois. Je m'étais proposé pour faire une livrée pour l'anniversaire du 1st Squadron Stingers et à partir de là, la première chose que j'ai faite est de venir ici rencontrer les équipes, bien sûr, mais j'ai surtout rencontré l'avion auquel je me suis intéressé de très près.Comme je le fais pour d'autres avions, qui ne sont pas nécessairement des avions militaires, je le laisse parler parce qu'il impose des formes. Celles du F-16 sont très particulières et j'ai construit la décoration de cet avion en me basant sur les diagonales des bords d'attaque. Ça a été le point d'appui pour construire le reste. Il s'agit d'une décoration extrêmement symétrique avec des lignes épaisses qui se recoupent, mais lorsqu'on voit l'avion du dessus les couleurs sont apposées de façon asymétrique. Pourtant, quand on est à une certaine distance et qu'on le voit de loin c'est très équilibré. »

Par le passé, certains avions décorés se sont vu imposer des motifs réalisés avec des couleurs opérationnelles, dans les tons gris. On pense notamment au F-16 FA-131 sur lequel volait le Commandant aviateur Michael Artiges en tant que pilote de démonstration. En 2008, pour sa troisième et dernière année en tant F-16 Solo Display, l'avion avait été autorisé à recevoir une décoration sobrement réalisée en trois tons de gris. Pour ce qui concerne le FA-132, Didier Wolff n'a pas eu de contrainte de ce type. Cependant « il y a des contraintes au départ parce qu'il y a certaines zones de l'avion qu'il n'était pas possible de peindre. Pour le reste j'avais carte blanche, mais il fallait que j'utilise absolument du noir et du jaune qui sont les couleurs de référence et les couleurs d'origine de l'escadron, tout en intégrant la couleur de base qui est un gris un peu clair. Donc il fallait à partir de ces trois teintes, de ces trois impératifs, que je fabrique quelque chose, mais j'ai été extrêmement libre. On m'a laissé une pleine liberté. Il est évident que j'ai aussi utilisé les chardons qui sont l'emblème de l'escadron. C'est le Squadron Stingers et ce mot chardon évoque quelque chose de dangereux, de piquant auprès duquel il ne faut pas s'approcher. C'est pourquoi j'ai utilisé ces silhouettes de chardons à différentes échelles qui sont apposées sur la dérive. Tout ça a été fait avec des pochoirs qui ont été fournis par Adhetec, un leader en Europe qui est spécialisé dans les pochoirs pour Airbus ou d'autres grand constructeurs. On a travaillé en petit comité de façon artisanale, mais dans des conditions aussi extrêmement professionnelles avec vraiment du bon matériel, parce qu'il ne s'agit pas de se planter : l'avion doit voler. Tout est peint. Il y a quatre gris sur l'avion, un noir un jaune et puis du blanc. Les quatre gris sont ceux utilisés en général sur cet avion : le gris le plus clair qui est le background et puis les gris qui sont utilisés pour les marquages techniques, etc. Donc les gris qui sont dessus sont des couleurs utilisées traditionnellement sur le F-16. Le noir, le jaune et le blanc ont été ajoutés, mais ils ont été formulés avec la même chimie que les couleurs naturelles. C'est pour cela que, quel que soit l'endroit où on se place, il brille de la même façon. »

On imagine que, comme pour tout processus créatif, l'artiste passe par des essais, des brouillons des esquisses. Didier Wolff nous explique qu'il « ne travaille plus beaucoup avec du papier. De temps à autres, je photographie une étape en quelque sorte sur papier, au crayon, et puis je me permets [de dessiner] à la main on est très, très libre. Souvent les idées arrivent comme ça. En règle générale et dans quatre-vingt-quinze pour cent des cas, je travaille avec des modèles 3D. On m'a fournit des plans à partir desquels a été créé un modèle extrêmement fiable et ressemblant et j'ai apposé la livrée sur l'avion. L'intérêt de travailler en 3D c'est qu'on peut faire tourner l'avion dans les trois axes. Il ne suffit pas que l'avion soit joli de profil. Comment va-t-il être vu de trois quart ? En 3D on a réponse à ces questions et on peut valider des options. Parfois on a des visions, c'est très bien, mais ensuite quelle allure cela va-t-il avoir? »

On pourrait se poser la question de savoir si cela prend du temps pour peindre et décorer entièrement un F-16. Non seulement globalement pour la conception et la formulation de l'ensemble du projet, mais aussi pour la phase de peinture elle-même. Didier Wolff nous répond que « ça a été très très vite. J'ai fait un projet qui n'a pas été reçu comme je l'espérais et qui était vraiment très avant-gardiste et très moderne. Quand je dis moderne, c'était un trompe-l'oeil, mais c'est une piste que j'ai mis de côté. Et puis après, très rapidement, on est arrivé à une combinaison satisfaisante pour tout le monde. Tout cela a dû prendre trois semaines ou un mois à peu près pour arriver à quelque chose d'abouti. L'avion a été peint à Florennes sur la base qui dispose, c'est tout à fait extraordinaire, d'une cabine de peinture qui peut largement accueillir un F-16. C'est à dire qu'on peut tourner autour, prendre un peu de recul. Des installations avec une lumière du jour bien reconstituée, c'est vraiment génial ! » Au cours de ses travaux précédents sur des chasseurs de l'Armée de l'air française, Didier Wolff nous a dit avoir travaillé sur des avions mis à disposition dans un hangar normal, voire dans une hangarette. Ce qui n'était pas toujours le plus approprié, notamment en termes d'éclairage. L'actuelle cabine de peinture de la base de Florennes a été mise en place il y a déjà plusieurs années, mais reste néanmoins une instalation relativement récente. Elle répond à tous les critères de qualité les plus exigeants en la matière, notamment pour ce qui concerne la température, la ventilation ou l'éclairage équivalent à celui de la lumière du jour. Happy Design Studio était sur place avec trois personnes. Outre Didier Wolff, il y avait également Erwan Elain et Rachel Gervasoni. En plus de cela, ils ont pu compter sur l'équipe très professionnelle des peintres de la base. «Et puis, surtout, une équipe de peintres [d'une dizaine de personnes] qui, pendant toute la durée du processus, nous ont aidés du matin au soir et se sont relayés sur l'avion. La mise en peinture a duré une semaine. L'avion a été refait à neuf. On a travaillé sur un avion neuf. Il sortait d'usine, si je puis dire [vraisemblablement de retour des ateliers de la SABCA après une grande visite]. Après, on a passé une bonne journée à tracer les lignes dessus et là il faut prendre le temps pour que ce soit parfait. On travaille à l'échelle du millimètre, même sur un avion comme ça. Et une fois que les lignes ont été tracées, on a ensuite passé pratiquement deux jours à poser les pochoirs sur la dérive. C'est un puzzle, ça a été assez compliqué.C'est minutieux. Il faut être méthodique. Et après, une fois que ces deux étapes ont été faites, ce n'est plus que de la peinture. Il faut une bonne organisation, un bon ordre des choses et bien réfléchir à ce qu'on fait pour respecter les temps de séchage. Le planning que l'on a eu était strict. Une fois que l'avion est là, le sixième jour il faut qu'il soit prêt et on n'a pas une journée de plus. On a pas le droit à l'erreur, mais c'est très intéressant ! C'est un peu comme en cuisine. »

Pour conclure, nous retiendrons les quelques mots que le CO de l'escadrille a tenu a dire « qu'un anniversaire ce n'est pas rien. Nous sommes la seule escadrille encore opérationnelle qui a ses racines avant la Première Guerre mondiale, donc ça représente beaucoup. Un avion qui est peint c'est notre vitrine. On était très anxieux d'avoir un avion réussi et je pense que ça l'est absolument ! » C'est lui qui pilotait le Blackbird pour ce premier vol. Pour un pilote, c'est une opportunité assez unique. Nous lui avons demandé ses impressions. « Je suis arrivé à l'escadrille en 1997 et j'ai eu la chance de voler avec l'avion qui était peint pour le quatre-vingtième anniversaire de l'escadrille. Et maintenant c'est magnifique de pouvoir voler vingt ans plus tard sur cet avion-ci. C'est magnifique et en plus je trouve que l'avion est très, très réussi. C'est une très belle manière pour moi, qui ai quasiment fini mon parcours sur F-16, de tourner la page. Quand je verrai les photos je serai très heureux d'avoir ce souvenir. » Ces paroles soulignent, si toutefois il le fallait encore, à quel point l'aviation est, comme le disait déjà Antoine de Saint-Exupéry, un très beau moyen de rapprocher les hommes. L'anniversaire d'une unité comme la Première escadrille, fait le lien entre les pilotes d'aujourd'hui et ceux d'hier. Les avions ne volent pas sans les pilotes ni sans le travail méticuleux de tous les techniciens spécialisés. La réalisation d'une décoration spéciale sur un avion est l'aboutissement d'un rencontre entre un designer, les pilotes et l'avion. L'aviation se fait ici ambassadrice de la mémoire et du souvenir, mais aussi des relations humaines à travers le dialogue et l'échange autour d'une même passion.

Les spotters pourront très vraisemblablement admirer le FA-132 Blackbird lors du spottersday organisé le jeudi 15 juin 2017 en marge du Tactical Weapon Meet.



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© TEXTE ET PHOTOS LUC DUJARDIN - AVIATION & PHOTOGRAPHIE 2017

Photos additionnelles - Additional pictures
Sébastien OGNIER via Didier WOLFF – HAPPY DESIGN STUDIO
ADJ Bart ROSSELLE – BELGIAN AIR FORCE
Boris HERMAND
English translation coming soon



  • FA-132 Blackbird 1 SQN 100th Anniversary FA-132 Blackbird 1 SQN 100th Anniversary
  • Les 4 premiers avions de la Première escadrille Les 4 premiers avions de la Première escadrille
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REMERCIEMENTS : MERCI A L'EQUIPE TOUJOURS EFFICACE DE COMOPSAIR-IPR POUR LES FACILITES OFFERTES SUR LA BASE DE FLORENNES. MERCI A DIDIER WOLFF ET AU CO DE LA 1RE ESCADRILLE POUR LES ENTRETIENS QU'ILS NOUS ONT GENTIMENT ACCORDE. MERCI A TOUS LES STINGERS POUR LEUR ACCUEIL CHALEUREUX. UN TOUT GRAND MERCI ENFIN A SEBASTIEN OGNIER POUR LES PHOTOS PRISES EN ATELIER DE PEINTURE, A BART ROSSELLE POUR LES PHOTOS DU FA-132 BLACKBIRD EN VOL ET A BORIS HERMAND POUR LES PHOTOS NOCTURNES.